Textes & Encouragements
Intro...
Dire NON avec l'Alternative
Comprendre la Constitution
Textes & Encouragements
Notez la Constitution !
FAQ
Commandez le DVD
Téléchargement
Liens utiles
...et après ?
Pourquoi s'opposer à
l'Ultra-libéralisme ?



L’ultra-libéralisme est un mode de pensée qui produit une politique ultra-libérale. La pensée ultra-libérale mesure la valeur de toute chose sur une base financière. Tout s’achète et tout se vend. Le secteur non marchand n’a pas sa place dans ce mode de pensée.

Pour ses partisans, le modèle économique ultra-libéral est la base de la meilleure société possible. Ils croient à un cercle vertueux : "les profits d’aujourd’hui sont les emplois de demain", "l’économie libérale est porteuse de liberté individuelle et de démocratie", etc…

Nous sommes en total désaccord avec cette façon de penser, qui, pour nous, est une imposture. L'objectif premier et unique de l'entreprise ultra-libérale est la création de valeur pour ses actionnaires par le dégagement de profits et par l'augmentation de son cours en bourse. Pour atteindre cet objectif, tous les moyens sont bons :

la réduction des coûts (licenciements, bas salaires, délocalisations, pression sur les fournisseurs…),
l’augmentation des profits (prix de vente maximum, captage des biens communs pour les faire payer, ventes multiples d’un produit unique (licences, brevets…),
la spéculation financière.
Rien de tout cela n’est socialement utile.

Ce n’est pas le principe de l’action commerciale qui est en cause, c’est son exagération. Les échanges, le commerce peuvent être source de richesse, mais pas seulement pour les actionnaires. Ils doivent aussi assurer le bien être et l’amélioration des conditions de vie de tous. Mais ce n’est pas le cas dans le système ultra-libéral. L’économie ultra-libérale enrichit démesurément les plus riches et appauvrit de plus en plus les plus faibles, les premiers profitant du pouvoir que leur procure leur richesse pour accentuer encore plus leur pression sur les seconds, qui ont de moins en moins de moyens pour résister.

Dans une économie socialement utile, la finalité d’une entreprise ne serait pas seulement ses profits, mais aussi son rôle dans la société (ce qu’elle fabrique, qui elle emploie…). Dans une économie socialement utile, la valeur financière ne serait qu’un critère parmi d’autres pour mesurer la valeur des choses. Il y aurait aussi leur utilité, individuelle et collective, la qualité (nourriture saine, produits sans danger…), le respect de l’environnement…

Pour prospérer, l’économie ultra-libérale doit exploiter au maximum toutes les ressources possibles, les hommes (rebaptisés "ressources humaines"), la nature, l’argent (en exigeant des taux de rentabilité toujours plus élevés), mais aussi la cupidité (d’où la corruption), la force (d’où les guerres)… C’est ainsi que dans une économie ultra-libérale, un certain taux de chômage est nécessaire, pour maintenir un niveau de salaires assez bas propice aux profits. C’est ainsi que l’environnement est sacrifié, car c’est moins cher de polluer que d’éviter de le faire. Ensuite, une autre entreprise fera des profits en faisant payer la dépollution.

L’économie ultra-libérale est porteuse de violence extrême :
violence sociale, en exploitant les salariés et en les menaçant de chômage ou de délocalisations ;
violence financière, en payant des salaires les plus bas possible, créant le phénomène des travailleurs pauvres (qui doivent cumuler plusieurs emplois, et même ainsi ne peuvent pas vivre de leurs salaires) ;
violence physique, en prenant de force ce qui ne peut pas être acheté ou ce qui coûte trop cher (par exemple le pétrole irakien, les ressources minières de l’Afrique…).

C’est contre ce système économique et la violence qu’il entraîne que nous luttons. Nous souhaitons mettre en place une économie socialement utile, où les profits cohabitent avec le bien-être des gens, où tout n’est pas à acheter ou à vendre car dans cette économie, s’il y a une place pour les entreprises et les profits, il y a également des entreprises autogérées et un secteur non marchand avec des services publics, des associations sans but lucratif…

 < Retour