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L'Alternative en Midi-Pyrénées s'engage pour
un "non" de
gauche franc et massif.
Nous aurions été ravi de voter "oui" :
notre "non" s'exprime sans gaieté de cœur. Pour nous,
l'idée d'une constitution couronnant la construction européenne
est acquise. Mais nous faisons bien la distinction - malgré la confusion
savamment entretenue par les partisans du oui - entre l'idée de
constitution, et l'approbation du projet politique mis en œuvre par
cette constitution là.
Nous n'acceptons pas que notre position légitime à l’égard
de ce texte là soit traduite comme un vote "pour" ou "contre" l'Europe.
Européen-ne-s convaincu-e-s, nous refusons de cautionner un acte
de "construction" européenne qui cache une machinerie
de casse sociale au nom du marché tout puissant, instaurant une
Europe ultra-libérale au dépens du bien commun. Nos adversaires
nous disent que voter "non" sera un coup d'épée dans l'eau,
qu'il ne va en rien modifier cette nature ultra-libérale. Ils disent
qu’au contraire, la victoire du "non" va briser des avancés
effectives apportées par la constitution. Puis on nous assène qu'un "non" français
va nuire à la crédibilité, au prestige de la France
en tant que moteur de la construction Européenne.
Pour nous, le
projet d'Union Européenne est arrivé à maturité,
l’Europe a désormais la résilience nécessaire
pour pouvoir se mettre en question. Face aux institutions trop peu démocratiques, à la
politique régressive promise par cette constitution, nous allons
voter "non" en connaissance de cause. Et si le "non" gagne, ça
ne sera pas la première fois que la France jouera un rôle
d'avant-garde de force progressiste. |
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